La réforme de la formation professionnelle, menace ou opportunité ?

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La réforme de la formation professionnelle, menace ou opportunité ?

Depuis 2014, un vrai séisme a été déclenché avec la 1ère obligation de qualité pour les organismes de formation.

En 2017, le Datadock est né pour les OPCA… Pôle Emploi a mis en place sa propre démarche de référencement en interne. Les certifications, dont certaines existaient depuis de très nombreuses années, se sont retrouvées sur le devant de la scène, avec la conséquence parfois, d’un allongement incroyable de leur délai d’examen des dossiers de leurs clients. 2018, changement de gouvernement, nouvelle réforme de la formation professionnelle.

Depuis le mois de septembre, on entend un peu tout et n’importe quoi. Ici, chez OK Solution, on veille, on lit, on fouille et on essaye, comme vous toutes et tous, de se faire une idée de l’ampleur du prochain “tremblement de terre” . Quoiqu’il en soit, y-a-t-il vraiment lieu de s’inquiéter ? Menace ou opportunité, voici notre avis.

La réforme de la formation professionnelle est-elle une menace ?

Une obligation, c’est rarement bien accueilli. Quand on se retrouve “obligé” de faire quelque chose, le réflexe naturel, c’est de s’en défendre. Une nouvelle réforme est souvent synonyme de une nouvelle obligation pour un professionnel et donc de :

  • Charge financière supplémentaire
  • Augmentation de la « paperasse »
  • Perte de temps / des clients / de la marge (plusieurs choix possibles ?)

Bref, les organismes de formation ont été nombreux à s’inquiéter. Vais-je encore pouvoir continuer ce métier ? A quoi va-t-on m’obliger ?

Pour celles et ceux qui exerçaient une activité de formation de façon ponctuelle, en complément d’une activité déjà bien installée, le positionnement a pu être de laisser tomber. Idem pour celles et ceux qui avaient déjà des difficultés à s’en sortir.

C’est vrai, pour les organismes de formation qui travaillent avec les budgets de financement de la Formation Professionnelle et Continue, l’obligation de la Loi du 5 mars 2014 avec ses 6 critères, a engendré :

  • De consacrer du temps pour montrer « patte blanche » aux financeurs
  • Parfois des frais supplémentaires (pour payer une certification qualité ou un accompagnement comme celui d’OK Solution pour valider le référentiel choisi)
  • La création de documents spécifiques dont l’organisme de formation se passait autrefois

Et pourtant, vous êtes encore là…

Alors pourquoi ne pas regarder le verre à moitié plein ? Deux choix s’offrent à vous :

  1. Cibler une autre clientèle (des entreprises qui financent en fonds propres, des stagiaires qui acceptent de payer sur leurs fonds personnels…)
  2. Arrêter cette activité Si vous n’optez pas pour une de ces 2 solutions, il me semble qu’il vaut mieux y chercher des avantages. Depuis le début de cet article, je parle d’obligation. Cette obligation, c’est celle de la “qualité”. Ça y est, le mot est lâché… ?

La réforme de la formation, une opportunité pour vous et vos stagiaires

La Qualité, si vous avez des clients, c’est que vous y êtes déjà ! L’obligation de cette loi (et de celles à venir), c’est de le prouver… ? En prouvant aux financeurs, vous avez par conséquent la possibilité de prouver davantage à vos clients que vous êtes un professionnel sérieux, que vos process sont réfléchis et adaptés à leurs besoins, que vous respectez la législation et la réglementation en lien avec votre activité professionnelle.

Bref : que vos clients peuvent vous faire confiance !

Chez OK Solution, depuis le Datadock (voir article de 2017), notre positionnement a été de dire : « Quitte à être obligé de fabriquer des preuves pour les financeurs, autant qu’elles vous servent, à vous et à vos clients ».

L’obligation de Qualité, c’est aussi la possibilité de s’auto-tester par rapport à des exigences communes. Cela vous permet de faire le point sur la façon dont vous exercez votre merveilleux métier. Nombre de nos clients ont pu prendre conscience (liste non exhaustive) : Du non-respect flagrant de certains textes de loi (exemples : être couvert par une assurance Responsabilité Civile Professionnelle, la rédaction d’un règlement intérieur, la remise d’une attestation de fin de formation, etc.) La leçon du cordonnier mal chaussé : les formatrices/teurs qui forment les autres MAIS ne se forment jamais eux-mêmes.

Le Datadock, par exemple, vous oblige à mettre en place des indicateurs. OK. Comment en tirer parti ? En créant des indicateurs utiles : utile pour vous (vérifier le professionnalisme de vos sous-traitants par exemple) et utile pour vos clients (en les rassurant sur le taux de réussite, sur la satisfaction générale des stagiaires précédents, etc.).

Révolution dans les structures (OPCO, France Compétences, PIC, etc.) mais vraisemblablement petite secousse dans la démarche qualité. Vous avez commencé à monter l’escalier avec le Datadock. Les nouveaux critères / nouvelles exigences « qualité » à venir vont sans doute vous obliger à monter une marche supplémentaire. Entre nous, une fois qu’on a appris à marcher, monter un escalier n’est plus réellement un obstacle insurmontable, non ?

Qu’en pensez-vous ?

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